dimanche 15 juillet 2012

Panic sur Florida beach (1993)

Apres le succès de Gremlins 2 : La Nouvelle Génération, le talentueux Joe Dante se lance dans la production de son prochain long-métrage : Panic sur Florida Beach, passé totalement inaperçu dans les salles obscures en 1993. De son vrai titre Matinee, faisant référence aux séances de ces séries-B du matin et début d’après-midi. .

En Octobre 1962, en pleine crise des missiles de Cuba, dans la petite bourgade portuaire de Key West, située à 150 kilomètres des côtes Cubaine, le réalisateur et  producteur Lawrence Woolsey présente en avant-première, son dernier film : Mant - L'homme fourmi, en Atomo-vision, un procédé révolutionnaire qui va plus loin que la simple séance. Le nabab de la série B, rencontrera Geene Loomis, un jeune admirateur de ses films...

Panic sur Florida Beach est un hommage au B-Movie de Science-Fiction et d'épouvante des années 50-60 avec la peur de la bombe nucléaire, comme l'invasion des profanateurs de sépulture de Don Siegel ou la chose venu d'un autre monde, co-réalisé par Howard Hawks et Christian Nyby. Avec ces monstres, créatures en caoutchoucs, aux diverses mutations improbables, ces héroïnes hurlants à chacune de leurs apparitions, sans oublier les savants fous, aux dialogues neutroniques incompréhensiblesLe nabab interprété avec brio par John Goodman, est un mélange de William Castle, roi du genre à l'époque, mélangé à Alfred Hichtcock, avec un soupçon d'Orson Welles pour son goût du spectaculaire, car le long-métrage Man-hunt, à un échos presque similaire à la diffusion radiophonique de la guerre des mondes. Le producteur/réalisateur, Lawrence Woolsey, est un grand enfant fauché, sa compagne pince-sans-rire, ancienne gloire du cinéma, lui sert de porte-monnaie. Le personnage principal attachant de Geene Loomis, peut-être considéré comme une représentation jeune de Joe Dante, amateur de ces films d'horreurs, le cinéaste rend le jeune garçon attachant pour les cinéphiles et autres cinéphages. 


Le réalisateur fait également une critique de la production Holywoodienne, avec ces longs-métrages en rumble-rama, 3 voir 4 dimensions et autre Atomo-vision. Echos de notre époque ou les studios ne savent plus ou donner de la tête pour attirer le chaland dans les salles. Vers la fin, l'exploitant de multiplex décide de remanier la scène finale explosive, qui pourrait choquer les jeunes têtes blondes, car on ne rigole pas avec la menace nucléaire... une pique envoyée par Joe Dante au grand studio.

L'intrigue de Panic sur Florida Beach, se déroule dans les années 60, avec le "McCartysme", la paranoïa communiste avec sa fameuse "liste noire". Chaque Américain croit voir "un rouge" à chaque coin de rue, car certaines personnes ne pensent pas pareil que leur voisins... La jeune Sandra représente cet esprit de liberté, on peut même l'imaginer dans quelques années prendre position pour les droits civiques ou encore militer pour les droits de la femme. 

Comme pour la saison 2 de Madmen, le long-métrage montre la psychose de la guerre froide et de la crise des missiles de Cuba, avec cette population friande d'abri anti-nucléaire, se précipitant dans les rayons vides des supérettes ou encore les fameux exercices nucléaires "plongés et se couvrir", ou l'on doit se recroqueviller par terre et se couvrir les mains sur la tête. 

À noter, le cours de nutrition à la gloire du hamburger, chose impensable à notre époque.


Panic sur Florida Beach à des airs de Teen Movie avec Geen Loomis adolescents solitaire devant déménager souvent à cause de la carrière militaire de son père, et autres aléas typique du collège et ses couches sociales internes : Les beautés, les sportifs, les intellos, les caïds... Le cinéma est aussi représenté comme un lieu conviviale, ou les jeunes peuvent flirter, sans la surveillance des parents.

Joe Dante réalise une excellente comédie, inventive et intelligente ! Panic sur Florida Beach est imbibé des souvenirs d'enfances du cinéaste. Cet hommage aux longs-métrages et autres B-Movies des années 50 est totalement dans l'esprit du double programme d'époque, en fin de compte nous avons deux films pour le prix d'un.

Affiche Américaine

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